La nuit du tricheur

La nuit du tricheur est parue le 21 janvier 2010

nuit tricheurCinq œuvres majeures, du peintre Georges de la Tour, sont exposées dans un musée occasionnel (un ancien couvent) dans le centre ville.

Une bande de malfaiteurs, avec à leur tête un certain Fletcher, élabore un plan machiavélique afin de faire main basse sur les cinq chefs-d’œuvre du maître Lorrain. La sécurité impressionnante mise en place, munie de toutes les nouvelles technologies, transforme le couvent en fort Chabrol.
Hélas, quelques grains de sable vont venir perturber le merveilleux dispositif de Fletcher, à commencer par le plus gros d'entre eux : le commissaire Workan.
Mais Fletcher a trop bien préparé son coup pour ne pas réussir ce qu'il appelle, le casse du siècle.
"Ne suis-je pas un génie?" demandera-t-il à ses complices... Il attendit l'acquiescement...

 

Mercredi 21 octobre 2009 3 21 /10 /2009 13:05
                    


Mes camarades Marc Tardieu - Les Apaches de Belleville-(à ma droite), Pierre Alain Mesplède - Les Caîmans du Marais- (à ma gauche)

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Lundi 19 octobre 2009 1 19 /10 /2009 20:18

Récit de voyage en pays Cognaçais

 

(Tout ce qui suit est rigoureusement exact, sinon cela n’aurait pas de sens)

 

Camarades, auteurs de romans policier, si un jour vous êtes sélectionnés pour recevoir le prix COGNAC du meilleur Polar… Méfiez-vous, la loi de Murphy vous attend au tournant. Personnellement je n’y ai pas échappé, c’est de ma faute… J’ai frôlé l’inconscience. Quand on se lève le matin du départ vers Cognac et qu’on se fout la gueule dans le chambranle de sa porte de chambre, ça devrait être un signal d’alarme… Pour moi, non !

Vous branchez le GPS et vous voilà en route pour Cognac ; je passe Rennes, Nantes, sans difficulté majeure. Je veux regarder l’heure à mon poignet et je m’aperçois que ma montre vient de tomber en panne, alors qu’elle marche depuis des années sans problème. Je suis un maniaque de l’heure (c’est con mais c’est comme ça), je me dis : comment je vais faire cette nuit pour connaître l’heure, (même en dormant je veux savoir quelle heure il est). Et là ; Bingo ! Je pense à mon téléphone portable où s’affiche une belle heure digitale. Ouf, je suis sauvé !... Pas pour longtemps !... (loi de Murphy, je vous ai dit).

Aire de repos d’autoroute. Envie de satisfaire un besoin naturel (normal, non ?). Toutes les pissotières sont occupées. « Manque de bol ! » je me dis… Qu’à ne cela ne tienne, j’ouvre une porte de WC, siège à la turque…  c’est à dire pas de siège. Ça me convient puisque je veux juste faire pipi. Au moment où je fais jouer la glissière de ma braguette… j’entends le bruit d’un truc qui tombe sur la porcelaine turque… Avec stupeur je vois glisser mon téléphone portable vers le trou central et disparaître dans les entrailles turques. Damned !... Je cours chercher du secours, tout le monde s’est marré quand j’ai crié que mon téléphone était tombé dans les chiottes. Bande de cons !... Après de moult efforts et les moyens du bord j’ai pu récupérer l’engin et le passer sous le robinet. Inutile de dire que le truc était foutu… Plus d’heure du tout, j’en étais malade.

Arrivé à Cognac, à l’hôtel, on me dit que je n’ai pas de chance… Je serai dans la plus petite chambre et dans un petit lit, les autres étant réservées aux couples. Je m’attendais à un truc de ce genre… vu comme la journée était barrée. Pas de radio-réveil dans la chambre. J’ai des angoisses… mais c’est bien, je suis côté rue ; tout pour plaire. (Je pense que l’hôtelier savait que je n’aurai pas le prix). Je laisse ma valise et mon portable dans la chambre et me rends à pied au festival.

Très bon accueil de l’équipe du festival : Bernard, Dany, Patrice et les autres. Excursion en fin d’après-midi au château Otard (où naquit François Ier) au bord de la Charente, dans ce château, y a plein de trucs pour fabriquer le Cognac et des quantités énormes de futs ou de tonneaux. Les Cognaçais n’ont qu’une obsession : te faire sentir et goûter du Cognac. Cognac tonic en apéritif, Cognac digestif. Le pire c’est que j’aime ça. La journée n’était pas finie.

Dîner à 22 h au château Otard, et remise des prix… Il y a longtemps que je savais que c’était foutu ; à ce niveau là, ce n’est même plus de l’intuition, faut juste avoir un peu de bon sens. Le plus dur était à venir, celui qui allait être le fil rouge du week-end. Le JOURNALISTE DE FRANCE CULTURE… celui-là a été une étincelle de bonheur dans ma morne vie. Vous vous rendez compte ? J’étais assis à côté du journaliste de France-Culture pour ce dîner de remise des prix… Y doivent pas être riche à France-Culture pour avoir un journaliste comme ça. Là, je savais que tout était fini, qu’il n’y avait plus aucun espoir de rien et que je pouvais m’achever à coup de carafe de Cognac. Heureusement qu’il fait de la radio puisqu’il lui manquait trois dents… et devant.

Il m’a apprit plein de choses, qu’il avait interviewé le Dallai Lama dans l’Himalaya ou le Tibet je ne sais plus. En fait le journaliste de FC ne voulait pas interviewer le Dallai Lama, c’est le Dallai Lama, lui-même, qui voulait être interviewé par ce journaliste-là. Incroyable ! Je lui ai demandé s’il avait des preuves. Non ! son magnétophone est tombé en panne en entrant dans la case pleine d’encens. Ce qu’il ne savait pas, c’est que mon voisin de gauche (un écrivain) était bouddhiste, (véridique).  Ensuite il a rencontré David Bowie et s’est fait prendre en photo avec lui, j’ai demandé la preuve… Ça a été une longue histoire. Il a affiché au mur chez lui la fameuse photo en grand, mais comme il avait un copain également sur cette photo en smoking et casquette de marin (sic) il a photographié avec son portable sa propre photo au mur en coupant le copain, et là, effectivement sur son petit écran, j’ai vu la photo : c’était vrai.

 

Jeffrey ARCHER. Un Anglais prix Polar international. Là notre journaliste de FC s’est jeté dessus comme un mort de faim et l’a interviewé dans une cellule du château, près de la salle de réception. Quand on sait que Jeffrey Archer, ancien ministre de Thatcher, a fait deux ans de taule pour parjure. Je me suis dit que ce journaliste là était prêt à tout.

 

Je reparlerai du prix polar demain.

 

Finissons en avec cette soirée qui s’est terminée très tard dans les vapeurs de Cognac. Vous vous souvenez que je n’ai plus d’heure dans ma chambre. Qu’est-ce que j’ai fait ? La maison ne recule devant aucun sacrifice. Vers deux heures du matin (je pense je n’avais pas l’heure), je suis allé démonter le GPS de ma voiture (j’avais oublié de demander à l’hôtel de me réveiller). Stressé, comme un string après lavage, de peur de rater l’ouverture du festival le lendemain matin : je comptais m’en servir comme une horloge digitale. Évidemment je n’avais pas effacé l’itinéraire… À chaque fois que j’appuyais sur le bouton, il me disait de tourner à droite, à gauche, il affirmait même que j’étais arrivé… Putain de journée ! Putain de soirée ! et putain de nuit…

 

La suite demain (si je suis courageux) de mes aventures avec le journaliste de France Culture et de mon putain de téléphone. Parce que j’avais oublié de vous dire, je n’ai aucun numéro en mémoire de ma famille et ils sont tous sur liste rouge à cause de moi par peur de représailles. Impossible de consulter l’annuaire. Impossible de donner de mes nouvelles et incapable d’en recevoir… La loi de Murphy, je vous dis.


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Dimanche 18 octobre 2009 7 18 /10 /2009 13:33

Récit de voyage en pays Cognaçais (suite)

 

Samedi matin, alors que mon camarade Marc Tardieu allait écouter Pierre Assouline parler de Simenon et voir le film « Panique » de Julien Duvivier (c’était un peu mon cas). J’errais dans les rues de Cognac à la recherche d’une boutique de téléphone. Le vendeur a essayé la carte Sim, après l’avoir essuyée sur sa manche, miracle elle n’avait pas encore rouillé et elle fonctionnait. Évidemment quand on est pressé, on achète n’importe quoi, il m’a fourgué le bigophone le plus pointu qui soit : TV, scanner, internet, radio, MP3 et j’en passe.

Arrivé en retard au festival, j’ai voulu téléphoner à ma famille pour prévenir que j’étais toujours vivant. Impossible de passer un coup de fil, tellement c’est compliqué. Écran tactile oblige dès que mon doigt l’effleure il m’oriente vers autre chose. J’ai laissé tomber et j’ai cherché mes livres pour m’asseoir à ma place. PAS DE LIVRES ! Les trois auteurs de choc des éditions Galodé étaient en rade : Pierre Alain Mesplède (Les Caïmans du Marais), Marc Tardieu(Les Apaches de Belleville) et moi. Le massacre continuait… Tout s’est arrangé vers 11 h quand le camion de livraison est arrivé. J’y croyais plus. 

Il faut que je vous dise un mot sur Pierre Alain Mesplède : c’est Zébulon ce mec-là, il ne tient pas en place, jamais là où il devrait être. Le week-end précédent à Polar du Sud à Toulouse, il s’était ramassé la tronche sur un trottoir et forcément à Cognac, il boitait bas et avait l’œil au beurre noir. Heureusement, Marc est là pour relever le niveau, toujours zen et imperturbable sous les coups. J’ai acheté un Poulpe à Pierre Alain (E Pericoloso for Jersey), le prix était encore en Franc Français, ( le cirque pour la conversion en euros) j’ai voulu lui parler de Jersey que je connais un peu, en fait l’action se passe à Guernesey. Jersey est juste là pour le jeu de mot…. Quand je vous dis que rien n’est simple.

Et soudain, il est apparu : qui ?...  Le journaliste de France Culture ! (C’est un moment de bonheur ce mec-là). La veille au soir, il nous avait promis un petit quelque chose, genre interview, à Marc et à moi. Mais je sentais que c’était un mensonge… son pif s’allongeait. Il a passé le samedi et le dimanche à nous éviter, dès qu’il apercevait nos tronches, il caltait ailleurs.

Heureusement il y a eu le repas. Et là, s’il voulait bouffer ; fallait qu’il vienne à notre table vu que c’était la seule chaise qui restait. Bien sûr, avant qu’on lui demande quoi que ce soit il nous a promis de venir nous voir, mais il tournait dans un sens (apparemment pas le nôtre) et faisait ça dans l’ordre.

Je vous ai déjà dis qu’il lui manquait trois dents devant, et en plus il perd ses cheveux (je ne le critique pas pour ça, ça arrive aux meilleurs). Alors, sachant que je n’avais rien à perdre, je lui ai demandé pourquoi il ne faisait pas des implants comme PPDA. Et là, ça a été la révélation du week-end. Il avait déjà porté une perruque… pas la sienne : celle d’un copain à lui. C’est à dire une perruque pas à sa taille (sic), quand il embrassait les filles la perruque pivotait sur sa tête (re sic). On a appris qu’il avait chaud avec, que ça le faisait transpirer et au bout de quinze jours, son copain lui a redemandé sa perruque… quelle vie de chien.

Marc et moi on s’en foutait de son interview on voulait juste l’avoir pour rigoler un peu. Il nous a achevé en proclamant qu’il avait raté le concert de Prince au Grand Palais, tout ça pour aller faire une interview minable d’un inconnu dans un autre coin de Paris.

Un type qui ne veut pas interviewer le Dallai Lama alors que ce dernier le souhaite ardemment a forcément quelque chose de spécial.

Eh bien moi je vais vous dire : je l’aime bien le journaliste de France Culture.


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Mardi 13 octobre 2009 2 13 /10 /2009 11:33

                

Mon camarade, ici à gauche, Antonin Varenne s'est vu attribué le prix polar du Mans pour son roman Fakirs publié chez Viviane Hamy ; ses yeux rieurs dissimulent vaguement des vapeurs de rhum et des relents de rillettes. Au centre, une jeune consoeur, Nathalie Garance ; et moi, toujours dans la joie et la bonne humeur : je regarde les confettis tomber et les langues de belle-mère se dérouler.

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Jeudi 8 octobre 2009 4 08 /10 /2009 15:02
C'est avec une joie non dissimulée et néanmoins la larme à l'oeil, (celui qui me reste), que je vous apprends ma sélection pour deux prix essentiels du polar. Et cela les deux week-ends prochains : à savoir parmi les plus prestigieux : Le Mans, prix Michel Lebrun.
Cognac, prix Polar.
Comment rester de marbre et inébranlable devant une telle distinction. Eh bien, je n'y arrive pas, j'ai déjà changé trois fois de marcel ce matin : c'est vous dire l'émoi qui m'habite et l'effroi qui me ronge. Alors depuis cette nouvelle, je bois du cidre , à m'en défoncer la calebasse. J'avertis les organisateurs que j'ai peu de chances d'arriver vivant à leurs manifestations respectives et m'en excuse auparavant. Ah! oui, le livre sélectionné est Cézembre Noire.


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