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Fluctuat.net / L'oeil du singe dans les dix livres 2011 à lire à la plage
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Blog SERIALECTEUR .Critique de L'oeil du singe (15/02/2011)
Blog Action-Suspense de Claude Le Nocher, critique de L'oeil du singe (11/02/2011)
Blog de Jeanne Desaubry, critique de l'oeil du singe (11/2/2011)
Blog Passion Polar, critique de L'oeil du singe (5-2-2011)
Michel Baglin Site : Revue-Texture le 1-12-2010
Ce qu'en pense le blog "Ma bibliothèque"
7 mai 2010
Ce qu'en pense Mystère Jazz
21 avril 2010
Ce qu'en pense K-Libre
21 février 2010
Avis du blog de : Serial lecteur 6 février 2010
Lundi 18 janvier 2010 Avis de Christine Blog Bibliofractale
Ahhh la joie des rendez-vous, le frisson de l’attente, le plaisir de l’anticipation ! Lorsqu’on découvre au hasard des lectures un nouveau personnage, qu’on succombe à son charme, et qu’on devient acheteuse compulsive de tous les tomes existants, l’arrivée d’un nouvel opus est attendue aussi fébrilement que celle d’un soupirant !
L’heure est venue du troisième rendez-vous avec Workan, mon commissaire préféré.
Vous imaginez bien que je suis dans tous mes états, que je vérifie quinze fois si mes ongles sont propres et dignes de frôler le grand homme, que j’use toutes mes horloges en regardant pour vérifier si je suis bien à l’heure…
Oh la laaa !!Cette fois, ça y est ! Il est là !
La Nuit du tricheur
Hugo BUAN
Pascal Galodé éditeurs ; 372 pages ; 17,90 euros
Crénom de nom, pourquoi il est toujours au fin fond du sac ce fichu rouge à lèvres ?
Rennes, charmante ville bretonne, qui résiste encore et toujours à l’envahisseur… Rennes, ses musées, ses tableaux célèbres, ses expositions renommées. Saviez-vous que l’une des plus belles toiles de Georges de la Tour se trouve au musée des Beaux Arts de Rennes ? Et qu’elle va faire l’objet d’une exposition prestigieuse en compagnie de quatre autres tableaux du grand maître ? Non ? Tsss, tss, quelle ignorance ! Une rétrospective G. de la Tour aura lieu à l’ancien couvent des Jacobins, concoctée avec amour par le personnel zélé du ministère de la Culture, préparée avec soin par tout ce que Rennes compte de spécialistes en la matière.
Mais bas les pattes !! Je vois d’ici votre œil briller de convoitise ! Le couvent des Jacobins va se transformer en savant mélange de Fort Knox et d’Alcatraz, avec un système de surveillance que Fort Meade nous envierait. Merci monsieur Chauvet !! Sécurité totalement inviolable, il en est sûr, il a tout prévu. Tout !
Hum hum…. Pas tout, non.
Arrive de Paris dans une presque discrétion totale une drôle de bande de loulous. A sa tête, Fletcher. Il était l’artiste incompris de la famille, le canard boiteux à pinceaux, le mal-aimé de la lignée. Il est sorti de prison il y a quelques mois et a eu longuement le temps de ruminer. Il la tient enfin, sa revanche, et compte faire un coup d’éclat. Bon, les trois loustics qui l’accompagnent ne sont pas du genre violemment éclairés par une intelligence brillante, mais l’amitié, hein, c’est sacré.
Workan, quant à lui, doit obéir à son supérieur qui lui confie la lourde tâche de veiller au bon déroulement de l’exposition. Il se renseigne, visite, vérifie…se dit que normalement il n’y a rien à craindre.
Grave erreur.
Alors qu’il s’attend à un vol de tableaux, ou au moins à une tentative, c’est la découverte d’un cadavre barbotant dans un canal qui va mettre le feu aux poudres.
Un genre de pétard mouillé, quoi.
Parce que l’entourloupe, elle est ailleurs…Et là, on n'y verra que du feu.
Que va bien pouvoir faire Workan lorsqu’il va réaliser que le fameux cambrioleur qui vient lui empoisonner l’existence n’est autre qu’un membre de sa famille ? Lointain cousin, certes, mais cousin quand même, et qui a longtemps été son souffre-douleur préféré…
Aïe aïe aïe, famille, je te hais !
Et mon sent-bon ? Il est où, mon sent-bon ?
Si j’ai pris un malin plaisir à insister sur le début de l’intrigue et à laisser la suite dans un flou artistique (normal, nous évoluons dans un cadre feutré, ouaté, fleurant bon l’essence de térébenthine et le pinceau en poil de martre) c’est parce je préfère que vous ayez les effets de surprise liés aux nombreux rebondissements.
Parce que pour rebondir, ça rebondit bien ! Vous n’aurez le fin mot de l’histoire qu’aux toutes dernières pages et bien malin celui qui pourra se douter du modus operandi de cet audacieux cambriolage. Seul Fletcher en connaît les rouages, et il s’est bien gardé de dévoiler quoi que ce soit, même à ses partenaires, qui doivent subir sautes d’humeur et coups de poing avec une admirable abnégation.
Il y a toute une galerie de personnages pas piqués des hannetons, savoureux, déglingués, qui apparaissent au fur et à mesure pour permettre à l’auteur de nous sortir quelques belles formules dont il a le secret. Je le soupçonne de fréquenter des gens bizarres, pour avoir autant de points de repères aussi déjantés. Mais chut ! Cela reste entre nous !
Ils en finiraient presque par éclipser l’équipe de Workan, pourtant un modèle dans le genre « et que je râle et que je te dis des noms d’oiseaux, que je montre les dents mais que je t’aime bien quand même ».
Par contre, la documentation est tout ce qu’il y a de plus sérieuse, et vous allez apprendre plein de choses passionnantes, utiles …. ou non ? à moins que vous n’ayez des envies de cambriolage ?
Non, ne répondez surtout pas !! Je ne veux pas être accusée de complicité !!
Le style est plus sec, plus nerveux que dans les deux précédents livres
( Hortensias blues et Cézembre noire ) --cliquez sur les titres!!--
la narration est ici comme un fil tendu qui ne s’assouplit que pour quelques pauses.
Mais rassurez-vous, l’auteur n’a pas perdu son sens de l’humour, cette fois très viril et musclé, et les oreilles chastes ou les âmes sensibles sont priées de prendre une tisane calmante ou d’aller avoir leurs vapeurs ailleurs.
L’intrigue est encore une fois bien ficelée, et on se promène à droite et à gauche sans comprendre que l’auteur nous mène par le bout du nez. Vous connaîtrez Rennes comme le fond de votre poche et pourrez faire l’impasse sur l’achat d’un plan ou d’un guide touristique, mais pour deviner la chute …. Bernique !
Workan est là, avec sa mauvaise foi en inflation galopante, ses emportements et ses coups de gueule, sa belle Leïla presque en pâmoison devant Fletcher, ses soucis familiaux dont l’auteur nous dévoile quelques bribes.
Au troisième rendez-vous, c’est normal de commencer à connaître un peu mieux l’homme qui vient vous raconter sa vie et ses misères.
Bon, un rendez-vous par an, moi je veux bien.
Mais tout de même, un rendez-vous par an….c’est trop peu !
Workan, c’est bien parce que c’est vous et que décidément vous êtes un commissaire à part !!
CEZEMBRE NOIRE Blog Bibliofractale 11 novembre 2009
BIBLIOSURF 21 avril 2009, par Paul Maugendre
"CEZEMBRE NOIRE"
Dans un style percutant et complètement déchaîné, je dirais même mieux démonté.... Hugo Buan nous invite à le suivre sur un terrain miné guère exploré. Nous sommes en Bretagne, loin des légendes celtiques et des menhirs. L'histoire emprunte à un décor réel et à l'histoire réelle elle aussi, avec soixante ans de recul, d'un épisode de la dernière guerre mondiale. Les touristes qui parcourent les côtes de la Manche ne peuvent guère y échapper, mais Hugo Buan nous mitonne une sorte de huis clos jubilatoire qui dure soixante douze heures. Trois jours durant lesquels les événements, les incidents, les tensions, les drames se succèdent en un véritable feu d'artifice angoissant et grotesque. Mais l'épilogue, même si le roman joue dans le registre des tontons flingueurs et autres farces cinématographiques, est néanmoins fort bien amené et vaut plus qu'un détour. La visite approfondie du livre s'impose, et les sceptiques pourront toujours consulter sur Internet " Cézembre ".
Dans le premier volume, Hortensia Blues, nous faisions connaissance du commissaire et de ses subordonnées. Une équipe n'entraînant pas à la mélancolie et cela
donnait à ce livre une tonalité humoristique très plaisante.
Comme sérialecteur, je ne sais pas vous mais moi, j'ai toujours une certaine appréhension pour le second volume d'une série. Vais-je retrouver le charme du premier ? Une répétition ? Une
évolution ? C'est un sentiment très particulier n'existant qu'au second volume, ensuite on est presque certain de ce que l'on va trouver !
Pour ce nouvel opus, le commissaire part sur l'île de Cézembre et y surveiller deux agents de la CIA, qui, sous couvert de recherches scientifiques, séjournent sur cette île. Il va
entrainer à sa suite toute son équipe, bien malgré lui.
Une famille est également sur l'île, un couple et sa fille ainsi que la sœur et le beau-frère ! Ils sont tous les dirigeants d'une entreprise prospère !
Seul problème pour ce séjour, c'est le tueur ! Il vient de Paris avec pour ordre de tuer... mais en arrivant il ne sait pas encore qui il doit tuer ...
Nous avons là tous les ingrédients pour une banale enquête. Mais, comme dans le premier volume, l'humour est toujours présent, et ce ton fait à mon goût le succès de cette série. Le
commissaire interrogeant le tueur à gage est un must !
Une enquête étrange, un meurtre inexplicable, des personnages improbables, le tout dans un lieu machiavélique au beau milieu d'une tempête, voilà les raisons du plaisir que j'ai pris à lire ce
livre.
Je ne vous en dis pas plus car ma Souris l'a entre les mains, mais Yvon en a fait un résumé.
Vous avez envie d'une lecture amusante avec des personnages attachants, vous avez là une belle série qui commence !
Rennes, un Cabinet médical, une policière berbère... ce livre était donc pour moi car j'y vis, j'y travaille, et je suis berbère... je ne pouvais qu'être tentée d'autant que certaines critiques sur des blog amis me l'avaient déjà fait noter et de plus, ce livre est édité par une maison malouine, Pascal Galodé Editeurs, 18 rue de Toulouse 35400 St Malo, qui a le mérite d'exister loin des grandes maisons parisiennes, et, a édité là un joli livre avec une couverture plutôt réussie...
L'intrigue ? les médecins du Cabinet tombent comme des mouches sous les coups portés par un agresseur dont le Commissaire Vorkan a bien du mal à saisir les raisons... ce tueur, intraitable, arrogant, provocateur, je dirais également "irrespectueux"... échappe à toute l'équipe (dont la fameuse berbère, Leïla)... et c'est par un heureux hasard que notre cher Lucien, plutôt sur la mauvaise pente, parviendra à résoudre l'énigme...
Au départ, connaissant bien mon centre ville (j'y habite), je me suis laissée distraire par les descriptions, les trajets pris par les protagonistes, ce qui me ralentissait dans ma lecture ... j'ai trouvé d'ailleurs que la ville était plutôt agréablement décrite et certainement attrayante pour qui ne la connaît pas !!
L'écriture faite pratiquement de dialogues et d'échanges verbaux a également été difficile à intégrer et j'ai mis un bon moment à m'habituer.. et puis... le rythme fou des assassinats, la connaissance des personnages faite, l'intrigue se compliquant, je me suis prise au jeu et j'ai donc lu avec plaisir... et je dois dire que certaines situations sont à hurler de rires !
Jeudi prochain j'en parle à mon club de lecture à la bibliothèque et j'espère qu'ils n'hésiteront pas à le mettre sur leurs tables !!!
(Blog Actu du Noir : Jean-Marc Lahérrere )
HORTENSIAS BLUES OU L'ART DU BOUQUET le 29 décembre 2008
Cela faisait un bon moment que j'avais Hortensias Blues de Hugo Buan sur ma table de chevet. Mais vous savez ce que c'est, il y a toujours 1000 bouquins à lire, des nouveautés qui pleuvent, alors, forcément, le roman inconnu d'un auteur inconnu passe souvent après. Mea Culpa.
Rennes n'avait jamais vu d'affaire de ce genre. Un cabinet médical, regroupant une quinzaine de toubibs de différentes spécialités est pris pour cible par un serial killer qui les descend les uns après les autres avant de leur planter un superbe hortensia bleu dans le fondement. Dire que le commissaire Lucien Workan, ancien rugbyman et flic peu orthodoxe pédale dans la choucroute est un doux euphémisme. Et ce n'est pas la pression exercée par des supérieurs qui n'apprécient guère ce qu'ils qualifient d'artifice floral, qui va l'aider. Mais Workan n'abandonnera pas et l'amateur de bouquets n'a qu'à bien se tenir.
Certes on n'a pas là le polar qui va marquer 2008. Mais par contre, on tient avec ce roman un bouquin qui fait passer un bon moment. On ne peut pas dire que l'on tremble pour les victimes, on se fout un peu de savoir combien de toubibs vont finir avec une décoration dans le fion. Mais Lucien Workan est sympathique, le rythme est enlevé, et Hugo Buan a un vrai talent pour les dialogues qui, la plupart du temps, font mouche.
On sourit souvent, on ne s'ennuie jamais et on passe un bon moment avec ce flic un rien allumé. Il a toute ma sympathie, en particulier quand il s'improvise, avec talent, grand pourfendeur des patrons de troquets qui exagèrent sur le prix du café. Parmi ses collègues, une fliquette d'origine maghrébine particulièrement mal embouchée est également très réussie, et souvent très drôle.
Reverra-t-on cette équipe de choc ? Mystère.
Hugo Buan / Hortensias Blues Pascal Galodé Editeurs (2008).
18 décembre 2008 ( Blog Serial Lecteur )
L'histoire donc bloggueurs impatients : un médecin est retrouvé mort dans son cabinet... Tué d'un coup violent sur la tête, puis déshabillé et détail pour le moins original, le meurtrier a pris le soin de lui planter une fleur d'hortensia dans le postérieur ! Signature intrigante ! Mais qui se cache derrière cette mise en scène ? Le lendemain, dans le même immeuble un autre médecin est retrouvé mort... avec la même signature !
Un meurtrier en série à Rennes et c'est tout le petit monde policio-judiciaire qui se retrouve en émoi !
Point positif : les personnages sont attachant, divers. En premier lieu le commissaire Workan, un personnage qui en impose dans la police nationale, un commissaire très particulier. Il est le fils d'un grand résistant et il est d'origine polonaise... C'est dire son côté sympathique ! Ses adjoints passent leur temps à se chamailler, voire pire. Ils diffusent une dose supplémentaire d'humour à ce roman noir qui ne manque pas de situations burlesques !
Tous les autres personnages sont également très justes ! (NDLS : La Proc est un régal !)
Une enquête très noir donc, des morts tous les jours, mais un humour qui donne à ce livre un ton bien à lui !
La Souris l'a déjà lu (c'est rare qu'elle lise mes lectures) et elle est aussi enthousiaste que moi ! [Elle confirme que ce polar l'a tenu éveillé très tard et qu'elle s'est même surprise à le finir en rentrant de l' école avant d'entamer quelque corvée que ce soit !]
Point négatif : il me faut attendre mars pour le second volume... [Note d'humour !! ah aah...]
PS : avis au libraires et bibliothécaires, pourquoi ne le voit on pas sur vos tables ??
Hortensias Blues, Hugo Buan, Pascal Galodé
Hortensias Blues. (Blog Eireann )
Hugo BUAN.
Note : 4 / 5.
L'hortensia, c'est pour offrir?
Premier roman de cet auteur Malouin, donc une découverte totale.
Nous sommes à Rennes, ou plutôt dans un quartier huppé de la capitale bretonne. Le commissaire Workan arrive sur les lieux d'un meurtre, une maison médicalisée « L'Albatros ». Un dentiste,
Marotan y a été tué, l'instrument du crime : une canne de golf, mais chose étrange, un hortensia bleu est posé sur les fesses du mort! Commence alors ce qui ne semble qu'une enquête de routine :
interrogatoire de la veuve qui révèle que feu son mari était un coureur de jupons et que parmi tous les maris trompés, peut-être que? Le personnel féminin ? Bref quelques pistes, mais rien de
concret. Workan apprend un contentieux entre le mort et le psychiatre Michel Avril, est-ce suffisant ? En tout cas, il l'arrête!
Septembre semble un peu tôt pour une épidémie de grippe, mais de meurtres non. L'Ankou fait sa vendange. En effet Chabrier qui exerce dans le même immeuble, ami de golf du défunt dentiste, est
également tué d'un put en pleine tête. Le club de golf se transforme en club des défunts! Le docteur Avril étant toujours en garde à vue, il semble qu'il faille chercher un autre coupable? Même
méthode, même fleur, même assassin? Les recherches se poursuivent, mais dans plusieurs directions à la fois, les épouses sont interrogées révélant certains secrets, Chabrier ayant épousé la
première épouse du dentiste assassiné! Certaines spécialistes de « l'Albatros » ayant eu des aventures avec Marotan! Les feuilles mortes et les cadavres se ramassent à la pelle, quelqu'un en veut
(c'est un euphémisme) aux membres du cours médical masculin exerçant leurs talents dans cette maison médicalisée. L'enquête est de plus en plus ténébreuse et réserve encore pleins de surprises,
car le mode opératoire change, les crimes se délocalisent, se mettent au vert! Et comme Workan est daltonien, il voit rouge!
Le commissaire Lucien Workan, Toulousain de coeur et Polonais d'origine, une affaire familiale l'a fait muter il y a quelques années à Rennes. Chose qu'il ne regrette pas. Honnêtement j'ai du mal
à avoir de la sympathie pour le personnage, son comportement comme avec le docteur Avril est vraiment malsain. Il peut également être méprisant pour ne pas dire odieux avec ses subalternes ou les
personnes mêlées de près ou de loin aux crimes. Bref un homme blessé par ses propres problèmes familiaux, il vit en effet séparé de son épouse et de sa fille, et il le supporte très
mal. Personnage intègre, ses rapports avec sa hiérarchie sont pour le moins conflictuels, surtout quand les victimes appartiennent à la bourgeoisie rennaise. Par contre je
me dis qu'un homme aimant l'andouille de Guémené ne peut pas être tout à fait sans qualités!
Leila et Lerouyer, ses deux adjoints, sont tellement différents que chacune de leurs rencontres est sujet à des disputes diverses, ils sont pires que des collégiens infantiles! Bref, les vannes
et vacheries de toutes sortes volent bas.
Le roman se déroule sur une dizaine de jours, donc pas de temps mort (mais des morts oui!) ni dans l'enquête, ni dans l'écriture de bonne qualité, mais souvent très imagée avec un humour
caustique, en particulier dans les accrochages entre les enquêteurs. Une bonne histoire, mais des personnages pas très attachants car vraiment trop futiles dans leurs relations et leurs
comportements.
Ayant travaillé dix ans à Rennes, j'ai eu beaucoup de plaisir à essayer de revoir les lieux où se déroule ce roman.
Un petit mot sur la présentation de ce livre, qui je trouve, est très réussie. Le style et la taille des lettres (j'ai failli dire « la police »!) rendent la lecture aisée et la présentation des
pages est très aérée, ce qui ajoute au plaisir de la lecture. Cela mérite d'être souligné et l'éditeur d'en être remercié.
Extraits:
- Il avait vu pas mal de crimes, d'embrouilles, mais celui-ci le laissait perplexe.
- Il aimait ce peintre anglo-irlandais (Francis Bacon), dont les portraits exprimaient la douleur et le déchirement.
- En fait le divisionnaire n'aimait que Pont-Aven et Gauguin, parce que ce n'était pas loin de chez lui.
- Vous allez voir, Leila et Frémont, tous les deux enfermés dans un bureau avec le fichier du dentiste, ça va réveiller les volcans d'Auvergne.
- Vous ne pouvez pas imaginer pour quelles broutilles on peut tuer, docteur.
- C'est exact, j'ai beaucoup d'humour, je suis le fils spirituel de Vladimir Poutine et de Margaret Thatcher.
- Il l'emmerdait grave, le dévitaliseur de canine, une vrai kalachnikov entre les jambes.
- Ça s'est terminé en véritable boxon. Moi j'te dis....à côté, Yalta c'était une réunion Tupperware.
- D'abord elle est baraquée vaut voir comme...on dirait une Walkyrie de Wagner.
-Il fallait un prénom celtique ou gaélique pour échapper à l'extermination en Armorique.
Éditions : Pascal Galodé éditeurs. (2008).