Partager l'article ! PRESSE ECRITE: Journal La Croix du 12 août 2010 Par Emmanuel Rommer Ouest-F ...



INFORMATEUR Judiciairesamedi 21 mars 2009
Né sur le rocher, écolier, lycéen, technicien des remparts, Hugo Buan est un Malouin pure souche, résidant aujourd'hui à Dinard. Après avoir écrit Hortensias blues, il a repris la plume, pour signer son second polar Cézembre noire. « J'ai dévoré les meilleurs polars américains...
Il est fasciné par Cézembre, ses drames et ses mystères : « Je l'ai eue sous les yeux toute ma vie, je lui devais bien cela. » Sa profession l'a peut-être aussi influencé. Après les calculs de béton armé, une période dans le sous-sol rennais pour la construction du métro et un moral d'acier, Hugo, dont le père fut prisonnier en Allemagne durant cinq ans, a construit une légende autour des blockhaus de l'île de Cézembre.
La pêche au gros
Retour au terrain de jeux de votre enfance ? « On y allait sur la pointe des pieds. Là, j'ai mis les pieds dans le plat. » Avec la complicité de Franck, ange gardien des lieux : « Il m'a réservé un accueil formidable qui m'a permis de dresser mon décor. » Et de jouer au petit poucet, avant l'arrivée des acteurs.
Hugo Buan replonge les amateurs de polar dans les mailles d'un filet qui va à la pêche au gros. Cézembre noire est une sorte de machine infernale de proximité, puisque l'action se passe sur une île pas plus large mais aussi dépouillée qu'un oeuf sur le plat et qui peut péter à tout moment, tant elle regorge de munitions de la dernière guerre.
On rentre dans le vif du sujet, avec Berty, tueur à gages, intérimaire des coups tordus, qui ne jure que par les parties nobles (c'est un roturier) de son individu. Sa cible se trouve sur l'île, une veille de 11 novembre, alors que la tempête explose tout sur son passage.
Comme par hasard, le caillou est déjà habité par un curieux séminaire, cinq agents de la police judiciaire, deux agents de la CIA, un ancien para de Diên Biên Phu et la famille installée sur l'île, obligée d'accueillir tout ce beau monde. Ça se gâte, pire que le temps.
Tout au long des 315 pages, le suspense s'installe et les dialogues sont aussi piquants que ceux de Frédéric Dard. Jusqu'au dénouement que personne n'attend... Heureusement, le commissaire Workan a du flair, du muscle et même du chien pour retenir son adjointe qui ne fait pas dans la dentelle.
Cézembre noire, 18 €, éditions Pascal Galodé de Saint-Malo.
Ouest-France du 8 août 2008 HORTENSIAS BLUES
... « Hugo Buan ne manque ni d'imagination, ni d'humour, à l'égal de son héros, le commissaire Lucien Workan. Un policier incontrôlable aimant surfer sur la corde raide.
On ne s'ennuie pas, tout au long de ce thriller de 320 pages, épilogue compris tout de même. Une fin du même acabit qu'une histoire à vous empêcher d'avoir envie d'arrêter de lire. Les mauvaises affaires s'empilent, avec du méchant rififi du côté du corps médical frappé de morts brutales. Tout cela sous le signe de l'hortensia bleu piqué dans le vif et pas dans n'importe quelle partie de l'individu. On s'intéresse à l'action avec d'autant plus de plaisir qu'elle nous fait cheminer de Rennes à Dinard, en passant par le golf des Ormes. Hugo Buan écrit, comme parlent les gens lorsqu'ils sont sous la douche, avec cette simplicité décoiffante qui fait abstraction du costume de la moindre convenance. L.D.
L'Ardennais Dimanche ( 13 juillet 2008 ) HORTENSIAS BLUES
Hortensia Blues d'Hugo Buan
Qu'un dentiste soit retrouvé assassiné dans son cabinet médical du centre de Rennes, c'est désolant. Que ce même dentiste soit nu comme un ver, une fleur d'hortensia bleu coincée entre les deux fesses, c'est déroutant. Tel est l'avis du commissaire Workan qui pénètre, avec prudence et circonspection, dans cet immeuble cossu où chaque étage abrite un médecin et ses secrets. Une gynécologue peu bavarde, un proctologue affable, un dermato un peu trop précieux, un cardiologue réputé, un kiné mystérieux... les uns après les autres feront les frais d'une mort violente qu'adoucira une fleur d'hortensia bleu... Vengeance, malveillance, le commissaire Workan est sur les dents!
S. DES H.